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Une histoire vraie…

Un bistrot très parisien plutôt à la mode. Notre amie Annie, 66 ans, propriétaire d’une boutique de déco connue, déjeune avec des jeunes éditeurs de meubles venus de Lyon pour la rencontrer au sujet d’une éventuelle collaboration. Aussitôt installés à table, Annie se rend compte que les piles de ses appareils auditifs viennent de rendre l’âme l’une après l’autre. Et – cela ne lui arrive jamais – qu’elle n’a pas la moindre petite pile de rechange dans son sac. Annie a bien évidemment aucune envie que ses convives sachent qu’elle porte des appareils auditifs. Être « dure d’oreille » ne colle pas vraiment à son image de femme d’affaires avisée et dynamique puisque elle sait bien que ce problème véhicule toujours une tonne de clichés de ridicule et de vieillesse.

Au bout d’un moment la conversation devient de plus en plus surréaliste puisque Annie, n’ayant pas vraiment le moyen d’engager une discussion, dit aimablement oui à tout ce que ses interlocuteurs – un peu surpris – lui proposent. Craignant de se retrouver embarquée dans une situation qu’elle ne contrôle plus du tout, elle quitte finalement la table en prétextant un coup de fil urgent pour se précipiter à la pharmacie la plus proche. Pas de piles. Harassée, elle cavale dans tout le quartier et score à la troisième pharmacie. De nouveau « entendante », elle découvre, énervée, qu’elle a accepté des conditions ridicules et qu’elle devra en plus passer la soirée dans un boîte de nuit célèbre pour fêter ça! Comptant sur le sens de l’humour de ses jeunes interlocuteurs, Annie décide alors de tout simplement leur raconter son embarras en se moquant résolument d’elle même et de sa « coquetterie » .. Tout le monde s’esclaffe, on rediscute aimablement de nouvelles conditions de collaboration et Annie survit même à une très longue « soirée boîte » dont elle se sent un peu obligée de payer la note.

Que croyez-vous qu’arriva ? Annie n’a plus jamais eu de nouvelles de ses jeunes amis, qui, dès le lendemain, seront aux abonnés absents. Incrédule, elle fait une enquête auprès de son circuit pro et apprend que ses jeunes loups « préfèrent désormais travailler plutôt avec des jeunes de leur génération ». Annie est bien obligée de se rendre à l’évidence : ce n’était sans doute pas une bonne idée de partager son problème d’audition avec ces garçons trentenaires pour qui la limite d’âge acceptable pour une femme qui travaille se situe à la cinquantaine – et encore. Au dessus on est des croulantes, et qui, on vous le demande, a envie de faire du business avec une croulante ? Annie nous a raconte cette histoire avec son humour habituel…et aussi pas mal de colère !

Et voici l’histoire édifiante d’un homme qui tira, lui, certaines avantages de sa surdité : ce grand-père fortuné a depuis des années un problème de surdité important mais refuse obstinément d’aller voir un médecin. Pratiquement sourd, il se décide enfin de consulter, mais coquetterie oblige, n’en parle à personne. Il finira par se faire prescrire une aide auditive toute récente, minuscule et invisible qui lui permet enfin d’entendre de nouveau. Au cours d’un contrôle chez l’audioprothésiste celui ci lui demande comment sa famille a réagi au fait qu’il puisse de nouveau entendre. Le client lui avoue qu’il préfère pour l’instant ne rien dire à personne pour écouter en douce les conversations des uns et des autres …et qu’il a déjà dû changer son testament trois fois en trois mois…..

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