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Nana Sénior pratique

On le sait, nous les femmes « d’un certain âge » avons tendance à nous sentir invisibles – puisque la société française dans son ensemble nous traite comme telles. Et particulièrement le monde du travail… Ou nous avons tendance à devoir lutter pour ne pas « disparaître » où de nous retrouver sur la touche à partir de 50/55 ans.

Les modes de recrutement de plus en plus standardisés empêchent aussi les femmes plus âgées de retrouver du travail – et cela ne concerne pas seulement les postes de cadres ! Pour retrouver un emploi à cet âge « maudit » il vaut mieux connaître les idées préconçues qu’ont les recruteurs de nos capacités. Et quoi exactement nous reproche-t-on ?

Un recruteur est souvent convaincu :
  que nous sommes moins capables de nous adapter au fonctionnement d’une entreprise que les jeunes,
  que nous ne sommes pas très au courant de ce qui se passe dans le monde du travail,
  que nous sommes moins capables de nous adapter au fonctionnement d’une entreprise que les jeunes.
  que nous sommes plus « chers » que les jeunes et même si nous acceptons une réduction de salaire, ils supposent qu’une fois en place, on demandera rapidement une augmentation…
  que nous sommes « rigides » et peu « dynamiques », c’est à dire ni énergiques ni travailleuses, ni souples…

Des recherches européennes et américaines le prouvent pourtant : nous, les femmes « trop vieilles pour être engagées » nous sommes en réalité particulièrement bénéfiques pour les employeurs et les sociétés. Ayant expérimenté pas mal de hauts et de bas dans nos vies professionnelles passées aide à apporter une perspective réaliste très utile… Nous sommes aussi : patientes, régulières dans le travail, conciliantes, moins absentes et plus à même de contourner ou de trouver des solutions à des problèmes professionnels compliqués. Nous savons souvent mieux éviter les pièges – et sommes plus concentrées et généralement bien plus intéressées par notre travail et ses implications que les plus jeunes !

Alors quand on est une « femme d’un certain âge » qui cherche un job – comment faire pour réussir à se faire embaucher et comment surtout lutter contre les préjugés des recruteurs au moment de rédiger un CV ? Après une mise à l’écart, un divorce, une interruption dans notre carrière, y a t-il des « trucs » à employer qui peuvent aider à contourner ces préjugés bien ancrés ?

Rédigez votre CV de la façon la plus réaliste et simple possible. Ne cherchez pas à trop valoriser ou enjoliver vos expériences comme c’est souvent le cas des plus jeunes.

Voici les conseils d’un recruteur :

Rédigez votre CV de la façon la plus réaliste et simple possible. Ne cherchez pas à trop valoriser ou enjoliver vos expériences comme c’est souvent le cas des plus jeunes.

Décrivez très simplement vos compétences pour montrer que vous êtes bien ancrées sur le terrain.

75% de toutes les applications sur internet ne seront jamais lues par un oeil humain grâce aux programmes digitaux totalement automatiques qui font la présélection. Pour avoir une chance d’être lu il faut donc utiliser les mots clés que ces programmes reconnaissent. Si un mot ou une phrase apparaît souvent dans les listings qui vous intéressent il faut absolument l’employer dans votre CV pour passer le cap de cette présélection automatique qui se généralise.

Un recruteur ne consacrera pas plus de 10 secondes à chaque CV pour décider de vous convoquer ou pas. Il faut donc absolument éviter de faire long pour avoir une chance d’être lu.

Ne mettez jamais un téléphone fixe sur un CV mais uniquement le numéro de votre portable. Si votre mail est un vieux « hotmail » ou pire, un « wanadoo » qui vous « date », créez  un nouveau, par exemple un gmail – plus moderne.

Evitez d’être pompeux dans vos descriptions, pour que le recruteur n’anticipe pas un salaire trop élevé, et mettez des titres adaptés à ce vous avez fait mais en évitant tout ce qui est « ronflant ».

Vaut-il mieux éviter de mentionner son âge et certaines expériences très anciennes ? Il apparaît que oui – il n’y a absolument aucune obligation légale de mettre son âge dans un CV – et il est prouvé que « oublier de mettre son âge » aide a avoir légèrement plus de RDV – même si ne pas le mettre peut faire naître le soupçon du recruteur : « attention – personne plus âgée »… Et on peut très souvent vérifier l’âge d’une personne sur internet (Facebook et LinkedIn surtout donnent beaucoup d’infos et souvent des photos ! ) Ce que les recruteurs ne manqueront pas de faire à 90%, surtout pour les postes de cadres. Revoilà donc très clairement cette vilaine discrimination…

La parade : inscrivez-vous sur LinkedIn en y mettant un résumé de vos capacités et de ce que vous recherchez – ne pas y figurer n’est pas la bonne solution de nos jours – mieux vaut prévoir et « guider » les recherches et en tenir compte.

Construisez votre CV en le centrant sur vos quinze dernières années d’expérience. Vous pourriez toujours expliquer votre parcours en cas de questions lors de l’entretien.

Adaptez votre CV à chaque poste – il suffit parfois d’un mot ou d’une très légère modification pour que votre réponse colle plus à la demande et vous donne une chance de plus de décrocher l’interview.

Pendant l’entretien vous serez évidemment jugé sur des éléments vestimentaires, il est donc important d’y être attentive. Essayez de centrer l’entretien sur la valorisations de vos compétences et en quoi vous serez bénéfique pour l’entreprise. Il est essentiel que votre discours soit direct, simple et sans formalisme pour montrer un mode de communication moderne et aussi que vous connaissez parfaitement les us et coutumes du monde des entreprises.

Il y a quelques autres solutions – à considérer – pour trouver du travail quand on a dépassé la célèbre « limite d’âge », qui en France se situe en général autour de la cinquantaine – mais qui a tendance, et c’est une bonne nouvelle, de se « distendre » déjà un peu dans les pays scandinaves et les USA, englobant la soixantaine et parfois même au delà.

  Si on est un professionnel expérimenté on peut éventuellement chercher à travailler au sein d’une « société de portage salarial » et ainsi trouver des missions. C’est une forme d’emploi à mi-chemin entre entrepreneur et salarié qui permet de développer une activité pro indépendante tout en conservant la couverture sociale d’un salarié classique.

 On peut accepter des missions de management pour sa société dans le cadre d’une « transition » vers la retraite…

 Et enfin il y a la création d’entreprise si on a une envie d’indépendance et des idées commercialisables : de plus en plus de femmes s’y mettent… souvent en y investissant leur propre argent. Une solution qui n’est pas pour tout le monde, mais convient à certaines.

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