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Entente cordiale

randonneeMême si « l’occase » se révèle légèrement défraichie, à notre âge on essaye de ne pas trop faire la difficile en ce qui concerne l’état de nos amoureux. C’est à peu près ce qu’a dû se dire notre amie Ariane, 68 ans : son « occase » – rencontrée au cours d’une randonnée en montagne avec des amis – consiste en un divorcé charmant de son âge, pourvu d’un sourire craquant, d’un caractère querelleur, d’un diabète 2, d’une famille envahissante, d’une ex trop présente et… de deux appareils auditifs. Tout comme Ariane. Sauf qu’elle n’a pas voulu l’annoncer tout de go, elle. On a ses petits secrets, surtout au début d’une histoire. Et elle a des cheveux qui cachent, elle ! Mais du coup il y a eu quelques… complications.

Au moment crucial de leur tout premier baiser, instant romantique et délicat par excellence à tout âge, (et encore bien plus au nôtre où il arrive parfois qu’on ait un peu perdu l’habitude de ce genre de situation), eh bien, durant « l’approche » un sifflement strident se fait soudain entendre… Ce sont leurs QUATRE sonotones qui ne « s’entendent » pas. Une incompatibilité électronique qui provoque les fous rires hystériques des concernés, avec, comme effet regrettable, l’arrêt net de l’élan amoureux….

boucles-d'oreilles

Dans les mois qui suivent ces débuts stridents, notre amie a dû contempler un choix cornélien : ou elle entend les mots doux de son amoureux, sachant que l’insupportable sifflement se fera entendre dès qu’il s’approche… avec une chance d’arracher trop vite ses appareils auditifs et de passer pour obsédée sexuelle… ou alors elle peut choisir de déclarer ses propres intentions sensuelles en enlevant l’appareillage, genre clignotant désespéré. Tout ça manquait un peu de spontanéité. Après avoir envisagé la rupture puis l’apprentissage de la langue des signes – solution qui ne manquait pas de sel d’ailleurs – Ariane a trouvé son salut dans une solution ancienne comme le monde : pour faciliter une relation spontanée elle a tout simplement décidé d’enlever ses appareils siffleurs tous les soirs à 18 heures. Sans le lui dire. Une harmonie céleste s’installe aussitôt dans le couple : elle opine désormais en souriant sans rien comprendre de ce qu’il dit, tout en ponctuant de temps en temps d’un « oui, mon chéri », « évidemment » , »bien sûr mon amour ». Bon, c’est un exemple à ne pas généraliser… clairement, le cas d’Ariane est un cas de force majeure.

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Pardon… Pardon
Ça nous énerve !
Le prix d’entendre…
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Ça nous intéresse !
Bye bye audioprothésistes…
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