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Comment ne pas pleurer…

Récemment je tombe sur un article dans un journal américain avec le titre « Comment s’arrêter de pleurer !» Ah, me dis je, avec l’état du monde actuel, c’est vrai qu’il y a de quoi pleurer. En fait il ne s’agit pas du tout d’un article philosophique sur l’état du monde moderne mais de conseils pratiques pour arrêter de pleurer si des larmes d’exaspération nous viennent dans une de ces situations où il est plutôt déconseillé de montrer du désarroi : au guichet d’une administration qui vous embrouille, en découvrant une décharge municipale juste derrière votre maison de location de vacances ou seule à une table de bistrot en attendant en vain le cinquième « Meetic » d’affilée qui vous pose un lapin.

J’ai le souvenir d’avoir éclaté en sanglots au moins une fois par jour pendant toute mon enfance et adolescence. Les raisons en étaient généralement inversement proportionnels à la virulence de mes hurlements. Puis entre 20 et 40 ans, grande pleureuse adulte, je sanglotai violemment au moins deux fois par semaine. Pour des raisons sentimentales le plus souvent. J’avoue qu’il y avait parfois une part de comédie – sans doute à des fins manipulatrices. Ce qui avait le don d’énerver considérablement plus d’un de mes amoureux dont la perplexité et l’incompréhension augmentaient à fur et à mesure de mes sanglots.

Curieusement je ne pleure plus beaucoup depuis que j’ai dépassé la cinquantaine – en tout cas pour des raisons sentimentales. Je ne sais pas si le tarissement de mes larmes a pour raison ma fatigue psychologique après une longue vie ou plutôt le dessèchement de mon canal lacrymal dû à l’âge. Ce qui est étrange c’est qu’au cinéma n’importe quel drame sentimental, même totalement ringard, arrive toujours à me tirer des flots de larmes…

Les vraies larmes de l’âge adulte (et senior !) sont souvent des larmes de colère. Et c’est vrai que les seules situations qui peuvent encore me faire pleurer – de rage et parfois d’impuissance – ce sont les injustices flagrantes. Dans les moments ou il est important de garder son sang-froid – au boulot par exemple – pour ne pas perdre la face et surtout ne pas donner un sentiment de puissance à ceux qui vous « torturent », il peut donc être utile de savoir bloquer ses.

Voici quelques conseils – étudiés dans un cadre universitaire ! Ça nous a quand-même bien fait rire d’imaginer ces tests…

Pleurez avant l’entrevue si vous pouvez prévoir le conflit! Ça désamorce l’envie de pleurer.  (Compliqué de pleurer sur commande juste avant un conflit. Mais bon, il y a surement des situations tordues où ça peut-être utile ?)

Restez avec les faits et surtout ne vous énervez pas. (Franchement plus facile à dire qu’à faire…)

Considérez le pire puis imaginez et surtout répétez votre façon d’y réagir. (On aura ainsi le plaisir de vivre une situation pénible plusieurs fois de suite…)

Poussez votre langue contre votre palais… c’est mécanique et ça arrête les larmes immédiatement. (N’ayant pas la moindre occasion de pleurer actuellement on n’a pas pu tester – merci donc de nous faire savoir si ça marche ! )

Relaxez les muscles de votre visage – surtout le front et les sourcils – ça retient les larmes. (A oublier si vous avez fait du Botox.)

Cachez vos mains et pincez-vous très fort entre le pouce et l’index – vous allez immédiatement arrêter de pleurer. (Là aussi, on aimerait votre feedback !)

Inspiré par un article paru dans le NYT du 14 Octobre 18

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