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Au bon vieux temps ! Nées dans les années quarante-cinquante…

On est des survivantes ! Pour commencer notre vie nous avons survécu à l’accouchement de nos mères – sans péridurale, comme pour nous d’ailleurs – à qui on n’avait pas interdit de boire du vin ni de fumer pendant qu’elles étaient enceintes. Elles prenaient de l’aspirine et beaucoup d’autres médicaments sans discernement et mangeaient – il fallait manger pour deux ! – des plats en sauce, du sucre, des gâteaux et beaucoup de gras sans s’inquiéter du diabète ou de leur cholestérol. C’est surprenant mais elles sont souvent mortes très âgées et une bonne partie d’entre elles est encore là !

Nous, on s’endormait n’importe où. On nous couchait sur le ventre dans nos lits, dans des chambres peintes au plomb. Bébés et enfants, on nous emmenait dans des voitures sans ceintures, sans siège pour bébés ni air-bags. Plus tard, lorsque l’on faisait du vélo ou de la mobylette, on n’avait pas de casques – qui n’existaient pas. Plus tard encore on descendait en marche de la plateforme des bus et être sur le plateau d’une camionnette ou dans une décapotable sans arceaux était une fête.

Nous buvions l’eau directement aux fontaines et de l’eau du robinet dans les maisons dont les tuyaux étaient en plomb. Nous mangions des gâteaux, beaucoup de pain avec du vrai beurre, du saindoux, du lard et de la viande un peu faisandée. Nous mangions et buvions du chocolat avec du vrai sucre, beaucoup ! Nous n’étions pourtant pas obèses, pas même gros. La raison ? Les produits étaient naturels et non transformés par l’industrie alimentaire.  Et nous étions aussi toujours en train de bouger, de courir dehors… Le week-end et les vacances nous sortions de la maison le matin pour jouer toute la journée dehors, à condition d’être rentrés pour le dîner.

Garçons et filles, nous passions des heures à construire des planches à roulettes avec lesquelles nous descendions les côtes, sans freins. On descendait en glissade les rampes d’escalier, et après avoir fini en vélo dans les buissons, nous apprenions à gérer les tournants. Nous tombions des arbres, on se coupait, on se cassait la jambe ou le bras, parfois les dents. Et on cassait les vitres du voisin avec nos ballons mais il n’y avait pas de poursuites judiciaires, juste un sermon.

Evidemment nous n’avions pas la télévision, ni Playstation, ni Ipad. Il n’y avait pas de jeux vidéo, pas 150 chaînes, pas de vidéo ou dvd, pas de stéréo ou de cd, pas de téléphone portable, pas d’ordinateur, pas d’internet. Le téléphone mettait des mois, parfois des années à être installé. Pas non plus de transistors, on rêvait d’un avenir avec des radios portables.

Nous avions des amis et surtout des « meilleures amies » (qui changeaient). A défaut de pouvoir discuter avec des inconnus sur internet nous sortions pour les retrouver après l’école… Nous fabriquions des jeux avec des bâtons ou des cartons, on se baignait avec des planches ou des pneus gonflés dans les rivières, on se faisait une piste de glissade sur l’ inondation d’un champ gelé et filles et garçons allaient à l’école en jupes et culottes courtes par tous les temps. Nous sautions et plongions des souches d’arbres dans l’eau sans maître-nageur, nous fumions des cigarettes à l’unité ou alors le lichen des arbres et nous sucions toute la journée des tubes de lait concentré ou de crème de marrons. On buvait des Diabolo – Mente – il n’y avait pas encore beaucoup de Coca Cola en France. Cela surprend maintenant mais on avait aussi le droit de boire du vin et pas seulement pour les grandes occasions, mais à table, coupé avec de l’eau.

Les soirées de grandes chutes de neige, nous avions la permission de jouer dans les rues enneigées et les batailles de boules de neige gelaient nos mains violettes. Il y avait des fleurs de glace aux fenêtres et c’était magnifique. On faisait un bonhomme de neige devant la maison avec des bouts de charbon pour yeux et une carotte pour le nez. Nous roulions sur nos vélos ou marchions jusqu’à la maison de la copine de classe et frappions à sa porte; on entrait simplement, et on était bien accueilli. Nous avions peu de serrures aux portes des maisons qui restaient ouvertes toute la journée, même en ville. En colo ou aux louveteaux (mixtes dès les années 50), nous apprenions à vivre ensemble…

Et l’idée que nos parents puissent être contre l’avis de l’instituteur, du professeur, du policier, du gendarme, du maire ou du curé, était tout simplement inimaginable.

C’était le temps de notre enfance – c’était un autre monde et il a suffi d’une génération.

Maintenant je ne voudrais pas vous rendre jalouses mais moi je rentre toujours dans les boucles d’oreille que je portais en seconde !

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